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samedi 26 mai 2012

Quel avenir pour Facebook ?


Après huit ans de son existence, le Facebook est parvenu à s’imposer comme une plateforme de communication sociale de plus en plus indispensable. Tel que mentionné par un des étudiants du cours INF6107 dans son blogue, le Facebook répond aux deux besoins fondamentaux : le besoin « d’appartenir » et le besoin de « s’afficher ». Toutefois, l’omniprésence de ce puissant réseau a développé un nouveau besoin : celui de rester en contact avec nos amis « réels » pour ne pas être exclu de la communication qu’ils entretiennent entre eux. Ainsi, nos activités sur Facebook sont devenues des compléments « numériques » de notre vie sociale menée dans la réalité.

Ce géant du web2.0 ne cesse de développer une multitude de fonctionnalités pour fidéliser ses utilisateurs actuels et pour séduire des nouveaux. Par exemple, la différenciation des comptes professionnels et personnels devient de plus en plus facile. La possibilité de créer les groupes différents et de restreindre certaines informations aux « amis réels» et diffuser d’autres uniquement parmi les collègues de travail augmente efficacité du Facebook en tant qu’un outil du réseautage professionnel. Désormais, l'usage de ce réseau s'étend d’une simple liste des amis et la possibilité de partager l'information entre eux. Le Facebook est de plus en plus utilisé pour se faire connaitre devant un auditoire qu’on ne connait pas personnellement.

De plus, avec une multitude de produits complémentaires à son activité initiale, le réseau du Facebook tente de devenir un indispensable à la communication des entreprises. La taille du bassin d’abonnés est certainement à l’origine de ce changement. Le Facebook s’impose de plus en plus comme un partenaire stratégique du marketing des entreprises, notamment à l’aide des techniques de géolocalisation permettant de cibler une clientèle. Chose certaine, le Facebook est un formidable facilitateur du dialogue. La présente des entreprises sur Facebook permet donc de fidéliser les clients en entrant en « dialogue » avec eux et de séduire d’autres par la technique de "bouche à oreille » virtuel.

En somme, la vacation initiale du Facebook d'un outil de partage d’information d’intérêt personnel entre les individus qui se connaissent véritablement devient de plus en plus secondaire. À l'avenir, les relations entre les individus dans ce gigantesque réseau deviendront de plus en plus impersonnelles et s'inscriront davantage dans la logique de l'économie d'attention en prenant un caractère purement commercial.

Référence :
Molnafe. 2012. Le Web social. http://molnafe.blogspot.ca/2012/05/pourquoi-les-gens-utilisent-ils.html (consulté le 26 mai 2012).

jeudi 24 mai 2012

Vers l’économie de l’attention


Avec l’arrivée de l’Internet, nos capacités de diffuser l’information sont devenues presque infinies. L’information sous forme d’un document numérique parait désormais infiniment partageable étant donnée la facilité de stockage, de diffusion et d’accès garantis par le Web. 

Toutefois, notre capacité d’absorber l’information demeure limitée. Jean-Michel Salaün explique bien ce phénomène dans son blogue : 
En effet, ne raisonnant que sur les deux premières dimensions du document, la forme (qui autorise le monopole du créateur) et le texte (qui autorise le partage), on oublie la troisième dimension, celle du médium. Or lorsque l'on réduit les barrières à l'accès construites par la forme, en numérisant les objets et les proposant sur un système ouvert comme le web, on construit paradoxalement de la rareté sur la troisième dimension, car l'attention humaine est limitée. En simplifiant, on pourrait dire que la rivalité effacée sur l'objet se reconstruit sur l'attention dans une sorte de balance. Plus l'accès est ouvert, plus l'attention est sollicitée. Et comme notre cerveau et notre temps disponibles ont leurs limites, l'attention portée à une information l'est au détriment de celle portée sur une autre.

Dans l’univers du Web, l’information est abondante alors que le temps et l’attention des internautes deviennent de plus en plus limités. Désormais, pour gagner son auditoire sur le Web, il ne suffit pas de diffuser l’information auprès d’une communauté potentiellement intéressée à la recevoir. D'abord, il faut savoir se distinguer des autres sources de l'information pour ensuite séduire et fidéliser notre auditoire.  

Ainsi, nous assistions au phénomène de rareté de l’attention qui devient une ressource de plus en plus valorisée économiquement. Dans ce contexte, la marchandisation de l'attention portée à l’information diffusée sur le Web parait comme une conséquence naturelle. 

Ce nouveau système économique dont la matière principale est l’attention des internautes repose en grande partie sur les échanges entretenus sur le Web social. Ainsi, les nouveaux acteurs des réseaux sociaux agissent à la fois comme les consommateurs et les intermédiaires dans ce nouveau modèle économique.  

Références :
Paquet, Sébastien et al.  2012. Module 4 In : INF6107 Le Web social. <http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/inf6107/spip.php?article=66&rubrique=11> (consulté le 23 mai 2012).

Salaün, Jean-Michel. 2012. Bloc-notes. Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique. http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/category/Eco (consulté le 23 mai 2012).