Avec l’arrivée de l’Internet, nos capacités de diffuser l’information
sont devenues presque infinies. L’information sous forme d’un document numérique parait désormais
infiniment partageable étant donnée la facilité de stockage, de diffusion et d’accès garantis
par le Web.
Toutefois, notre capacité d’absorber l’information demeure limitée. Jean-Michel Salaün explique bien ce phénomène dans son blogue :
En effet, ne raisonnant que sur les deux premières dimensions du document, la forme (qui autorise le monopole du créateur) et le texte (qui autorise le partage), on oublie la troisième dimension, celle du médium. Or lorsque l'on réduit les barrières à l'accès construites par la forme, en numérisant les objets et les proposant sur un système ouvert comme le web, on construit paradoxalement de la rareté sur la troisième dimension, car l'attention humaine est limitée. En simplifiant, on pourrait dire que la rivalité effacée sur l'objet se reconstruit sur l'attention dans une sorte de balance. Plus l'accès est ouvert, plus l'attention est sollicitée. Et comme notre cerveau et notre temps disponibles ont leurs limites, l'attention portée à une information l'est au détriment de celle portée sur une autre.
Dans l’univers du Web, l’information est abondante alors que le temps
et l’attention des internautes deviennent de plus en plus limités. Désormais, pour
gagner son auditoire sur le Web, il ne suffit pas de diffuser l’information
auprès d’une communauté potentiellement intéressée à la recevoir. D'abord, il faut savoir se distinguer des autres sources de l'information pour ensuite séduire et fidéliser notre auditoire.
Ainsi, nous assistions au phénomène de rareté de l’attention qui devient une ressource de plus en plus valorisée économiquement. Dans ce contexte, la marchandisation de l'attention portée à l’information diffusée sur le Web parait comme une conséquence naturelle.
Ainsi, nous assistions au phénomène de rareté de l’attention qui devient une ressource de plus en plus valorisée économiquement. Dans ce contexte, la marchandisation de l'attention portée à l’information diffusée sur le Web parait comme une conséquence naturelle.
Ce nouveau système économique dont la matière principale est l’attention des internautes repose en grande partie sur les échanges entretenus sur le Web social. Ainsi, les nouveaux acteurs des réseaux sociaux agissent à la fois comme les consommateurs et les intermédiaires dans ce nouveau modèle économique.
Références :
Paquet, Sébastien et al. 2012. Module 4 In : INF6107 Le Web social. <http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/inf6107/spip.php?article=66&rubrique=11> (consulté le 23 mai 2012).
Salaün, Jean-Michel. 2012. Bloc-notes. Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique. http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/category/Eco (consulté le 23 mai 2012).
J’ai bien aimé ce billet.
RépondreSupprimerIl est intéressant de voir de quelle façon le type de médium a une influence sur le comportement des utilisateurs.
Bonjour François,
SupprimerMerci de votre commentaire. En effet, les nouvelles technologies ont profondément bouleversé notre façon de communiquer. Merci encore une fois de votre attention et bonne lecture de mon Biblioblogue.
Teresa